Aigaliers s’offre une boĂ®te Ă  livres !

En concertation avec l‘Aphyllanthe, une boĂ®te Ă  livres très originale a Ă©tĂ© installĂ©e devant la mairie : Patrice Tassin, l’employĂ© communal, a customisĂ© une cave Ă  vin qui remplit parfaitement cet office.

Il y a quelques temps dĂ©jĂ  que l’Aphyllanthe avait installĂ© une Ă©tagère Ă  livres Ă  l’entrĂ©e de la bibliothèque, pour des ouvrages en libre circulation. Mais l’idĂ©e de proposer un outil de lecture gratuite en libre service au plus grand nombre, indĂ©pendamment des horaires d’ouverture de la bibliothèque persistait.

Il fallait un contenant Ă©tanche et de dimensions modestes pour qu’il puisse se loger sous l’auvent Ă  l’entrĂ©e la mairie. C’est Patrice qui a eu l’idĂ©e de rĂ©cupĂ©rer une cave Ă  vin et de la customiser pour en faire une boĂ®te Ă  livres. Un billot (toujours de rĂ©cupĂ©ration) a Ă©tĂ© installĂ© en guise de piĂ©destal et le tour est jouĂ© !

ECE3EC

Les lecteurs, usagers ou non de la bibliothèque,
remercient Patrice ainsi que la mairie,
dont le soutien Ă  l’Aphyllanthe ne se dĂ©ment pas.

A la recherche des plantes sauvages

Samedi 15 octobre, il faisait un peu moins chaud que les jours prĂ©cĂ©dents ; c’Ă©tait plus confortable pour une balade dans la nature accompagnĂ©e de StĂ©phanie Alexandre-Henry, pharmacienne et fine connaisseuse des plantes sauvages. En effet cela fait plus de 10 ans que StĂ©phanie accompagne des groupes Ă  la dĂ©couverte de la richesse de la flore gardoise. Cette fois, le but Ă©tait de chercher des fruits sauvages de la garrigue.

Nous avons dĂ©marrĂ© au bord de la zone artisanale de Serviers-et-Labaume et après quelques pas nous sommes dans une zone humide en contrebas de la plaine du Lisson (ruisseau intermittent d’Aigaliers et Serviers).

inule visqueuse
inule visqueuse

Dès le dĂ©part nous observons l’inule visqueuse, une plante de plus en plus prĂ©sente dans notre rĂ©gion depuis quelques annĂ©es. Cette plante se voit Ă  l’automne avec une profusion de fleurs jaunes de type aster sur des panicules dressĂ©es sur des tiges de 80 cm Ă  1 m. En fait la plante adore coloniser les terres dĂ©rangĂ©es, les friches et les bords de route. StĂ©phanie nous fait remarquer la plante en fleurs de mĂŞme que la repousse très verte de la souche (sans doute grâce Ă  la pluie – la seule – que nous avons eue vers le 15 septembre). Elle nous apprend aussi que la plante attire et hĂ©berge la mouche de l’olivier : Ă  ne pas tolĂ©rer dans les oliveraies sous peine d’infestation.

Nous n’avons pas eu Ă  marcher beaucoup pour dĂ©couvrir autre chose : le poirier Ă  feuille d’amandier pour commencer – poirier sauvage de la garrigue. Certains dĂ©cident de goĂ»ter les fruits mais malgrĂ© un petit gout agrĂ©able de poire, ce fruit est très astringent donc pas comestible.

Ensuite c’est l’observation de l’armoise afin de la distinguer d’une autre plante très similaire (feuilles quasi identiques) et très allergisante – l’ambroisie. L’armoise se reconnaĂ®t surtout par ses hampes de fleurs incurvĂ©es vers le bas. Pour l’ambroisie, les hampes florales sont dressĂ©es Ă  la verticale.

En poursuivant le chemin nous faisons la découverte :

  • d’un spĂ©cimen isolĂ© de l’épilobe Ă  grandes fleurs roses, vaguement similaire Ă  l’œillet,
  • du fĂ©vier d’AmĂ©rique, arbre avec de très grandes gousses et des Ă©pines extrĂŞmement agressives sur le tronc et sur les branches,
  • du filaire, plein de fruits – des petites drupes (fruit charnu Ă  noyau) bleues,
  • de l’odontite, plante presque invisible toute l’annĂ©e sauf en automne avec ses petites fleurs jaunes,
  • de la lampourde glouteron, avec des fruits en forme de petites capsules, couverts de petites Ă©pines Ă  bout repliĂ© qui s’accrochent façon velcro au passant pour voyager et se semer plus loin,
  • de la menthe aquatique, très très aromatique,
  • de la bugrane Ă©pineuse, dans la famille des pois et fèves,
  • des diffĂ©rents types de genĂ©vriers (cade, genĂ©vrier commun et genĂ©vrier de PhĂ©nicie, ce dernier, très toxique, et avec des Ă©cailles qui font penser au cèdre),
  • des genets (le genet scorpion et le genet d’Espagne),
  • et pour finir, du concombre d’âne.
concombre d'âne
concombre d’âne

Sur le spĂ©cimen observĂ© de ce dernier, il y avait fleurs et fruits, sans doute Ă  cause d’une remontĂ©e hors-saison. Le concombre, tout petit, non comestible mais très curieux, explose Ă  maturitĂ© en projetant les graines jusqu’Ă  5 m. Heureusement nous n’avons pas Ă©tĂ© pris pour cible cette fois.

Un après-midi plein de découvertes en attendant la prochaine sortie au printemps !

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